lundi 30 avril 2012

Sensei au Canada

Le sensei se rendra à Gatineau (Québec), du 7 au 24 juin 2012 afin de diriger les entraînements du shibu dôjô canadien.
Les personnes désirant assister à la pratique et/ou intégrer le shibu dôjô pourront le rencontrer à cette occasion.

Lieu : Gatineau (Québec), Canada
Contact : Didier (didier.peries@oshinkan.com)
Site WEB : www.oshinkan.com

Stage de calligraphie japonaise


Stage de calligraphie japonaise

animé par Claire Seika ( 精華 )

Lieu : Oshinkan, 1, rue Blaja, 31 500 Toulouse.
Tel. 05-61-11-84-32

Dates du stage : du  1er au 6 juillet 2012

Thème du stage :

Calligraphie de poèmes chinois et japonais de l’âge classique

Initiation à la calligraphie des poèmes chinois et japonais d’après le manuscrit d’un recueil japonais, le Wakanrôeishû ( 和漢朗詠集  ).

Emploi du temps : le stage débutera le dimanche 1er juillet à 10 heures et s’achèvera le vendredi 6 juillet à 16 heures.
Séances de pratique de la calligraphie en matinée et après-midi.
Séances de cours théorique sur la calligraphie japonaise et le manuscrit du recueil Wakanrôeishû organisées sur deux soirées, le mardi 3 et le jeudi 5 juillet.

Montant du stage : 280 Euros (membres de Oshinkan)
                                 200 Euros (étudiants membres de Oshinkan)
                                 330 Euros (non membres)

Le montant du stage comprend les repas des soirées du 3 et du 5 juillet qui seront pris en commun au Dojo Oshinkan. Il est à régler par chèque à l’ordre de Oshinkan le premier jour du stage.

Possibilité d’hébergement au Dojo Oshinkan pendant la durée du stage.

Les débutants sont acceptés. Le matériel de calligraphie ne leur sera pas fourni. Prévoir pinceaux grands et petits, encre, papier d’exercice format hanshi (24.2 cm/33.3cm) et pierre.


Renseignements et inscription :
Claire Seika, tel. 05-61-48-16-14,
courrier électronique, claire.seika@oshinkan.com

lundi 9 avril 2012

Ouverture d'une école de Koto en France



De retour du Japon le 31 mars 2012, Claire KAKEI (歌慶) sensei a ouvert symboliquement à Toulouse, au 31 rue Saint Sylve, son école de Koto Utayoshi (歌慶社中 Utayoshi Shachû) le dimanche 1er avril 2012 en jouant un premier air de Koto.

L'école Utayoshi est affiliée à l'école mère de Koto Chikushikai (筑紫会),
Fukuoka, Japon.

Claire KAKEI a débuté le Koto à Tôkyô en janvier 1988 et a obtenu son diplôme de Shihan (école Chikushikai) en octobre 2008 à Tôkyô.

dimanche 29 janvier 2012

Kagamibiraki 鏡開き, samedi 21 janvier 2012

(photo OSHINKAN)
Le samedi 21 janvier 2012 s'est déroulée de 15h à 19h au dôjô OSHINKAN la cérémonie du kagamibiraki, appelée aussi kagamiwari

Au Japon, lors du Nouvel An, les Japonais déposent dans leur maison sur l’autel shintô ou bouddhiste ou dans le tokonoma 床の間 (petit espace surélevé de style japonais où sont déposées des offrandes ou encore exposés des objets de collection) diverses offrandes dont du sake 酒 et des mochi ((gâteaux faits de pâte de riz cuit à lavapeur et pilé (mortier et pilon), dits pour l’occasion kagamimochi 鏡餅, gâteaux en forme de miroir ancien “kagami” 鏡)). Rappelons que le miroir est l’un des symboles par excellence des divinités shintô, il est alors de forme ronde et est révéré comme un trésor.

Ces offrandes rituelles mises en décoration servent à accueillir, honorer et nourrir le dieu de l'an toshigami 年神 pendant la période de séclusion qui marque ce moment de fin et de début d'année. Elles sont retirées, généralement le 3, 7 ou 11 janvier. Cette cérémonie, kagamibiraki 鏡開き "sortie (de la période)des gâteaux de riz en forme de miroir", marque ainsi les "adieux au dieu du nouvel an" toshigami okuri 年神送り. À cette occasion les mochi sont brisés, rompus (du verbe waru 割る "casser, briser, fendre", d'où l'autre appellation, moins utilisée, kagamiwari) 鏡割り) en plusieurs morceaux qui sont cuisinés avant d’être partagés par les convives présents. Cette cérémonie très courante au Japon s’est répandue peu à peu hors des sanctuaires shintô dans les « maisons des familles de la classe guerrière buke 武家" aux époques où cette dernière était florissante. Elle prend place de nos jours dans de nombreux dôjô d’arts martiaux où elle a alors le sens de “premier geste”, “première pratique”, "premier entraînement" keikô hajime 稽古始め de la nouvelle année, par exemple nukizome "premier dégainage" 抜き初め pour la pratique du IAI 居合. Ces gestes n'ont un sens que si l'on a conscience que c'est à chaque fois le premier de l'année. Ces gestes initiaux touchent aussi de nombreux domaines d'activités: on dit kakizome 書初め pour la calligraphie, fukizome 吹き初め pour la shakuhachi 尺八, ou même shigoto hajime 仕事始め pour la reprise du travail. Par ce fait la cérémonie de kagamibiraki signifie la reprise des activités profanes.

Le Dieu de l’An étant une divinité du riz (aliment rituel de la naissance et de la mort), ce repas sacré (partage du gâteau de riz offert au Dieu de l’An) permet la régénération de la communauté (famille, dôjô, société,....). L’absorption des mochi, symboles du dieu et de la force vitale de la nature, marque le passage d’une année à l’autre, constituant ainsi l’adieu au Dieu de l’An et figurant son départ pour les montagnes (dont il descendra, par les cours d’eau, pour insuffler la vie dans les rizières).

Ainsi le kagamibiraki est une pratique de type rituel, vécue comme représentative du premier geste de l’année ayant un sens particulier important car il est prémonitoire de la pratique à venir: c’est un condensé à forte valeur symbolique et un engagement à tenir! Au Japon, tous les premiers gestes de l’année, quelles que soient les disciplines ou activités envisagées, sont des gestes ritualisés et ont donc en ce sens une signification plus importante que les gestes répétitifs du quotidien: ce premier geste de l’année correspond à une conception cyclique du temps permettant ainsi de renouveler, de régénérer les gestes quotidiens. Le pratiquant pourra ainsi pendant l’année puiser dans la mémoire de cette cérémonie pour revitaliser sa pratique quotidienne.

C’est aussi la reprise des activités du dôjô, de la vie communautaire des pratiquants, c’est le côté “convivial” (mais avec aussi ses nombreuses obligations) de la cérémonie: reprendre la vie de groupe, chacun ayant une fonction dans un dôjô et devant prendre conscience de sa place comme pratiquant.
C’est l’aspect collectif du kagamibiraki, ritualisé dans et par la pratique martiale, ainsi que par le petit discours officiel de présentation de début d’année, etc....
Mais également ritualisé par le partage d’un repas, ou “collation”, après la “démonstration technique”: car ce sont les “mochi” mis en décoration dans le tokonoma (ce qui correspond habituellement dans le dôjô au kamiza ou shinden), brisés –et mangés par le groupe- qui font la valeur de la cérémonie. En France nous n’avons pas ces coutumes, mais nous pouvons conserver l’idée de partage d’un repas dans le dôjô après une communion de pratique rituelle. Bien sûr une partie de cette collation peut être fournie par le dôjô, mais il est essentiel qu’une part soit offerte par les pratiquants (à Oshinkan certains pratiquants apportent tartes salées et sucrées faites maison et quelques boissons), les pratiquants signifiant ainsi qu’ils ne sont pas que des consommateurs de pratique et de nourriture offertes.
On invite donc à cette cérémonie la famille, les proches, les voisins et gens du quartier qui viennent assister aux “premiers gestes”, à la “première pratique” de l’année à valeur hautement symbolique et participer à la collation. C’est une sorte de petite ”porte ouverte”, mais non ouverte au grand public car cette cérémonie ne constitue en aucun cas une action publicitaire d’envergure. Les personnes invitées sont ainsi soit des personnes liées au dôjô, soit pouvant être intéressées par la vie du dôjô ou assez ouvertes pour pouvoir comprendre le sens de cette cérémonie. En effet la pratique martiale du kagamibiraki est tout le contraire d’un spectacle, d’une démonstration publicitaire. Devant des spectateurs favorables et en ayant à l’esprit la longue lignée des anciens et ancêtres auxquels ils sont redevables, les pratiquants, débutants et avancés, s’ingénieront à exprimer calmement et sincèrement leur niveau et la vie de leur dôjô. Donc toutes les techniques doivent être simples et mettre en évidence les différents aspects de l’enseignement du dôjô. La présentation technique (un échantillon de techniques permettant de mettre du sens dans la “première pratique”) peut aussi se faire par thème, selon les années. Bien sûr la démonstration technique se prépare, chacun sachant à l’avance ce qu’il va faire car il faut que les pratiquants soient à l’aise dans ce qu’ils montrent pour pouvoir mettre leur coeur dans la pratique de leur “premier geste” qui exemplifiera, par son sens d’anticipation sur la pratique de l’année, l’enseignement et la vie du dôjô.

Autre rituel lié à cette cérémonie, le “grand nettoyage” (ôsôji) 大掃除 du dôjô (nettoyage complet de fond en comble de toutes les pièces du dôjô, exécuté quelques jours avant le Nouvel An par tous les membres du dôjô, pratiquants d'arts martiaux et calligraphes. Ce nettoyage rituel participe de la purification du dôjô et doit permettre aux pratiquants de se responsabiliser quant à leur lieu de pratique. C’est un événement rituel important dans la vie du dôjô. De même que la cérémonie de misogi 禊, "purification", qui a lieu quelques jours avant Noël au dôjô Oshinkan et marque le début de la période de séclusion: une intense et longue pratique nocturne en extérieur par grand froid clôt le temps profane et annonce le temps rituel conduisant au Nouvel An. Ces différents rites initiaux ont pour but de favoriser le nouvel équilibre temporel qui se produit au Nouvel An et de compenser le vieillissement dû au changement d'année par une régénération due à l'énergie vitale du renouvellement cyclique du temps.

(Photos 1, 11, 13, 14, 19, 21, 22, 24, 27: crédit Camilo Siabatto)


BUJI 無事, oeuvre de Claire SEIKA sensei réalisée à l'occasion de la Nouvelle Année 2012

Les calligraphes d'Oshinkan et leur oeuvre.




La pratique martiale












samedi 17 juillet 2010

kagamibiraki 2010

Compte-rendu en images du kagamibiraki du samedi 24 janvier 2010








..... à suivre.....

lundi 21 décembre 2009

séjour du sensei à Paris, les 12 et 13 décembre 2009

Le sensei de séjour à Paris a entraîné les membres d'Oshinkan IDF le samedi 12 et dimanche 13 décembre de 10h à 12h30 et de 14h30 à 17h.