dimanche 8 mars 2015

Oshinkan aux Galeries Lafayette Toulouse





Démonstration 

Tenshin Bukō-ryū Heihō - 天真武甲流兵法

 Toulouse Galeries Lafayette

28/02/15




 











Film de la démonstration de Tenshin Bukō-ryū Heihō - 天真武甲流兵法, samedi 28 février 2015 à Toulouse :

 https://www.youtube.com/watch?v=QZlUfRfdsiA





Démonstration  Tatsumi-ryû

立身流演武

 Toulouse Galeries Lafayette

28/02/15









Film de la démonstration  de Tatsumi-ryû heihô, Yawara, samedi 28 février 2015 à Toulouse :

https://www.youtube.com/watch?v=hTIww-hXFzM



 Les démonstrations de Toda-ha Bukô-ryû et de Tatsumi-ryû sont effectuées par les membres du Dojo Oshinkan.


Copyright : Les photos figurant dans cet article sont de Geneviève Andréa Gay.
 
 
Oshinkan
1, rue Blaja
31500 Toulouse
 
contact :
oshinkan.toulouse@gmail.com
 


dimanche 28 juillet 2013

Tenshin Bukō-ryū Heihō - 天真武甲流兵法 2012 -2013







  Tenshin Bukō-ryū Heihō

天真武甲流兵法


  Oshinkan

années 2012-2013

 


 






 





Photos Simon Pierre Iwao



Oshinkan
 
1, rue Blaja
31500 Toulouse
 
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lundi 18 mars 2013

Calligraphier le poème IROHA - いろは歌





  Calligraphier le poème Iroha

いろは歌


Le poème Iroha, composé au IXe siècle, est un poème d'apprentissage de la langue japonaise. Il tient lieu de syllabaire. 
 
Le poème énonce les principes de la doctrine bouddhiste extraits d'un Sutra(le Sutra du Nirvana) en utilisant, sans répétition d'aucune syllabe phonique, la totalité des signes phonétiques (Kana) correspondant aux 47 syllabes du dialecte de Kyôto de l'époque.





色は匂へど
散りぬるを

IROHANIHOHEDO / CHIRINURUWO

Les couleurs sont éclatantes
mais elles passent




我世誰ぞ
常ならむ

WAGAYODAREZO / TSUNENARAMU

Dans notre monde personne
n'est permanent





有為の奥山
今日越えて

UINOOKUYAMA / KEFUKOETE

La montagne reculée des illusions
aujourd'hui je dépasserai




浅き夢見し
酔もせず

ASAKIYUMEMISHI / EHIMOSEZU

Je ne ferai plus de rêves superficiels
je ne serai plus ivre




Poème Iroha, いろは歌, Calligraphie Claire Seika


Traduction en prose :

"Même si l'existence des choses paraît tangible, celles-ci sont toutes vouées à disparaître. Dans ce monde, qui pourrait vivre d'une vie éternelle ? Dans les montagnes profondes où est enseignée la vérité bouddhiste selon laquelle toute chose est transitoire, dès maintenant je pénètre. Je ne ferai plus de rêves superficiels. Je ne m'enivrerai plus des séductions de la réalité".









Calligraphie Claire Seika
 




Dojo Oshinkan
1, rue Blaja
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dimanche 29 janvier 2012

À propos du Kagamibiraki






 À propos du Kagamibiraki

鏡開式について









Au Japon, lors du Nouvel An, les Japonais déposent dans leur maison sur l’autel Shintô ou Bouddhiste ou dans le Tokonoma, 床の間 (petit espace surélevé de style japonais où sont déposées des offrandes ou encore exposés des objets de collection), diverses offrandes dont du sake, 酒, et des mochi (gâteaux faits de pâte de riz cuit à la vapeur et pilé (mortier et pilon), dits pour l’occasion Kagamimochi, 鏡餅, gâteaux en forme de miroir ancien, Kagami, 鏡. Rappelons que le miroir est l’un des symboles par excellence des divinités Shintô, il est alors de forme ronde et est révéré comme un trésor.

Ces offrandes rituelles mises en décoration servent à accueillir, honorer et nourrir le Dieu de l'An, Toshigami, 年神, pendant la période de séclusion qui marque ce moment de fin et de début d'année. Elles sont retirées, généralement le 3, 7 ou 11 janvier. Cette cérémonie, Kagamibiraki, 鏡開き, littéralement, "sortie (de la période) des gâteaux de riz en forme de miroir", marque ainsi les "adieux au Dieu du Nouvel An", Toshigami okuri, 年神送り. À cette occasion, les mochi sont brisés, rompus (du verbe waru, 割る, "casser, briser, fendre", d'où l'autre appellation, moins utilisée, kagamiwari, 鏡割り) en plusieurs morceaux qui sont cuisinés avant d’être partagés par les convives présents.

Cette cérémonie très courante au Japon s’est répandue peu à peu hors des sanctuaires Shintô dans les maisons des familles de la classe guerrière, Buke, 武家, aux époques où cette dernière était florissante. Elle prend place de nos jours dans de nombreux dôjô d’arts martiaux où elle a alors le sens de “premier geste”, “première pratique”, "premier entraînement", Keiko hajime, 稽古始め, de la nouvelle année, par exemple Nukizome, "premier dégainage", 抜き初め, pour la pratique du sabre, Iai, 居合. Ces gestes n'ont un sens que si l'on a conscience que c'est à chaque fois le premier de l'année. Ces gestes initiaux touchent aussi de nombreux domaines d'activités : on dit Kakizome, 書初, pour la calligraphie, Fukizome 吹き初め , pour la flute Shakuhachi, 尺八, ou même Shigoto hajime, 仕事始め, pour la reprise du travail. Par ce fait, la cérémonie de Kagamibiraki signifie la reprise des activités profanes.

Le Dieu de l’An étant une divinité du riz (aliment rituel de la naissance et de la mort), ce repas sacré (partage du gâteau de riz offert au Dieu de l’An) permet la régénération de la communauté (famille, dôjô, société,....). L’absorption des mochi, symboles du Dieu et de la force vitale de la nature, marque le passage d’une année à l’autre, constituant ainsi l’adieu au Dieu de l’An et figurant son départ pour les montagnes dont il descendra, par les cours d’eau, pour insuffler la vie dans les rizières.

Ainsi le Kagamibiraki est une pratique de type rituel, vécue comme représentative du premier geste de l’année ayant un sens particulier important car il est prémonitoire de la pratique à venir : c’est un condensé à forte valeur symbolique et un engagement à tenir ! Au Japon, tous les premiers gestes de l’année, quelles que soient les disciplines ou activités envisagées, sont des gestes ritualisés et ont donc en ce sens une signification plus importante que les gestes répétitifs du quotidien : ce premier geste de l’année correspond à une conception cyclique du temps permettant ainsi de renouveler, de régénérer les gestes quotidiens. Le pratiquant pourra ainsi pendant l’année puiser dans la mémoire de cette cérémonie pour revitaliser sa pratique quotidienne.

C’est aussi la reprise des activités du dôjô, de la vie communautaire des pratiquants, c’est le côté “convivial” (mais avec aussi ses nombreuses obligations) de la cérémonie : reprendre la vie de groupe, chacun ayant une fonction dans un dôjô et devant prendre conscience de sa place comme pratiquant.

C’est l’aspect collectif du Kagamibiraki, ritualisé dans et par la pratique de la calligraphie ou la martiale, ainsi que par le petit discours de présentation de début d’année, etc.... Mais également ritualisé par le partage d’un repas, ou “collation”, après la présentation ou “démonstration technique”, car ce sont les “mochi” mis en décoration dans le Tokonoma (ce qui correspond habituellement dans le dôjô au Kamiza ou Shinden), brisés et mangés par le groupe, qui font la valeur de la cérémonie.

En France nous n’avons pas ces coutumes, mais nous pouvons conserver l’idée de partage d’un repas dans le dôjô après une communion de pratique rituelle. Bien sûr, une partie de cette collation peut être fournie par le dôjô, mais il est essentiel qu’une part soit offerte par les pratiquants : à Oshinkan certains pratiquants apportent tartes salées et sucrées faites maison et quelques boissons. Les pratiquants signifient ainsi qu’ils ne sont pas que des consommateurs de pratique et de nourriture offertes.

On invite à cette cérémonie la famille, les proches, les voisins et gens du quartier qui viennent assister aux “premiers gestes”, à la “première pratique” de l’année à valeur hautement symbolique et participer à la collation. C’est une sorte de petite ”porte ouverte”, mais non ouverte au grand public car cette cérémonie ne constitue en aucun cas une action publicitaire d’envergure. Les personnes invitées sont ainsi soit des personnes liées au dôjô, soit pouvant être intéressées par la vie du dôjô ou assez ouvertes pour pouvoir comprendre le sens de cette cérémonie. En effet la pratique martiale du Kagamibiraki est tout le contraire d’un spectacle ou d’une démonstration publicitaire. Devant des spectateurs favorables et en ayant à l’esprit la longue lignée des anciens et ancêtres auxquels ils sont redevables, les pratiquants, débutants et avancés, s’ingénieront à exprimer calmement et sincèrement leur niveau et la vie de leur dôjô. Toutes les techniques doivent être simples et mettre en évidence les différents aspects de l’enseignement du dôjô. La présentation technique (un échantillon de techniques permettant de mettre du sens dans la “première pratique”) peut aussi se faire par thème, selon les années. Bien sûr, la démonstration technique se prépare, chacun sachant à l’avance ce qu’il va faire, car il faut que les pratiquants soient à l’aise dans ce qu’ils montrent pour pouvoir mettre leur coeur dans la pratique de leur “premier geste” qui exemplifiera, par son sens d’anticipation sur la pratique de l’année, l’enseignement et la vie du dôjô.

Autre rituel lié à cette cérémonie, le “grand nettoyage” (ôsôji), 大掃除, du dôjô : nettoyage complet de fond en comble de toutes les pièces du dôjô, exécuté quelques jours avant le Nouvel An par tous les membres du dôjô, pratiquants d'arts martiaux et calligraphes. Ce nettoyage rituel participe de la purification du dôjô et doit permettre aux pratiquants de se responsabiliser quant à leur lieu de pratique. C’est un événement rituel important dans la vie du dôjô. De même que la cérémonie de Misogi, 禊, "purification", qui a lieu quelques jours avant Noël au dôjô Oshinkan et marque le début de la période de séclusion : une intense et longue pratique nocturne en extérieur par grand froid clôt le temps profane et annonce le temps rituel conduisant au Nouvel An.

Ces différents rites initiaux ont pour but de favoriser le nouvel équilibre temporel qui se produit au Nouvel An et de compenser le vieillissement dû au changement d'année par une régénération due à l'énergie vitale du renouvellement cyclique du temps.

Texte écrit et publié sur le Blog par Simon Pierre Iwao en janvier 2012.                                             

                       
 

 
Simon Pierre Iwao, Shakuhachi, Kagamibiraki 2012

 
 
 
Oshinkan
 
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jeudi 22 octobre 2009

Pratique "Koryu" au dojo d'Aikido d'Asnières/Seine


 


Pratique "Koryu" au dojo d'Aikido d'Asnières/Seine




Pierre Simon Iwao et le dôjô Oshinkan remercient le dôjô d'Aikidô d'Asnières et son enseignant Jean-Marc Chamot pour l'accueil chaleureux qui leur a été réservé ainsi que pour la pratique sérieuse et la curiosité bienveillante des pratiquants. Le but de la soirée était de faire comprendre aux aikidoka présents que si dans les koryû une attention soutenue était apportée au travail technique (gihô, "la loi de la technique", le travail externe), l'essentiel était aussi la chair ou l'âme de ce travail technique, c'est à dire le travail interne (shinpô, 心法, "la loi du coeur"): ce dernier aspect ne pouvant être développé et ne pouvant aboutir qu'après un indispensable entraînement technique intense et rigoureux modelant le corps et le coeur du pratiquant. Donc la pratique des armes classiques japonaises de longueur différente, loin d'être obsolète, peut conduire l’adepte de disciplines martiales modernes à développer un sens intuitif aigu par la compréhension de l’opportunité d’action (suki 隙), de la distance de combat appropriée (maai, 間合), de la vigilance physique et mentale (zanshin, 残心) et du rythme (hyôshi, 拍子) permettant une entrée efficace (irimi, 入身) au moyen d’une attention précise portée au contrôle respiratoire et à la concentration constante portée à l’adversaire.


1- Un grand merci à Jean-Marc Chamot pour son accueil.                      2- le salut

















3-Les aikidoka d'Asnières.  
                                                                                                                 4- Un public très attentif












5- Travail au bokken: go no sen, sen no sen.
                                                                                                                6- kotegatame
                                                                                                               (1- nikkyô, aikidô)












7- kotegatame (2- nikkyô suite).

                                                                                                                 8- kotegatame (3- nikkyô
                                                                                                                 suite)












9- Échange entre deux enseignants amis de longue date.
                                                                                                                 10- Pratique intense











11- explications sur kotegatame (4- version kotegaeshi aikidô).

                                                                                                                 12- katahagaeshi














13- démonstration : Tenshin Bukō-ryū Heihō - 天真武甲流兵法, Tachi awase (naginata versus bokken).

mardi 8 septembre 2009

Isshin-ryu kusarigama-jutsu Namiai Préfecture de Nagano



 

浪合一心流鎖鎌術合宿




Les denshô 伝承, manuscrits traditionnels de transmission, font remonter la création de cette tradition au moine zen Nen Ami Jion 念阿弥慈恩, fondateur de Nen-ryû kenjutsu. De son nom laïc, Yoshimoto, il naquit en 1350 dans la ville de Sôma, province de Ôshû (au sud du département de Fukushima). A l'âge de cinq ans il perdit, par traitrise, son père, expert réputé en archerie au service du daimyô Nitta Yoshisada (1301-1338), fervent supporter de la dynastie légitime. Le jeune Yoshimoto, caché par sa nourrice, trouva refuge dans la province de Bushû (environs de Tôkyô).


A l'âge de sept ans, il devint le disciple de "Yugyô-shônin", le "Sage itinérant", autrement dit Ippen-shônin, abbé du temple Shôjôkô-ji à Fujisawa, département de Kanagawa et prit le nom de Nen Ami. Poussé par l'idée de venger son père, il s'appliqua à la pratique du kenjutsu et de la stratégie.

A l'âge de dix ans, au fameux temple Kurama-dera situé à l'extérieur de Kyôto (là où fut aussi éduqué Yoshitsune, le célèbre héros du Moyen-Âge japonais), un hermite l'initia à des techniques mystérieuses. Il excella dans la pratique et à l'âge de seize ans, il reçut au temple zen Rinzai Jufuku-ji à Kamakura une transmission martiale secrète. En outre, au nord de Kyûshû au temple Anraku-ji de la ville de Chikushino, il poursuivit inlassablement sa pratique, l'appronfondissant sans cesse.

A l'âge de dix-huit ans, ayant maîtrisé les arts, Il retourna alors secrètement à Ôshû, prit le nom de Sôma Shirô Yoshimoto et vengea son père. Après avoir porté le deuil pendant trois ans, il se fit de nouveau moine, s'engagea dans la "voie de la méditation", changea son nom en celui de Jion Nen 慈恩念 et fit le tour des provinces du Japon en enseignant la "Loi du sabre" kenpô 剣法.

Puis, il est rapporté qu'à l'âge de 58 ans (1408), dans l'ancienne province de Shinano (actuel département de Nagano), il construisit dans la commune de Namiai, arrondissement de Ina, un temple dédié à Marishiten 摩利支天 (divinité de la guerre et de la victoire, protectrice des quatres mondes bouddhiques), prit le nom de Nen Dai Oshô "le moine (très vénérable) Nen", s'astreint à pénêtrer, par une ascèse rigoureuse, les mystères de la pratique et créa Nen-ryû. La date exacte de sa mort n'est pas connue mais il est dit qu'il vécut plus de 80 ans. A la fin de sa vie, il construisit à Namiai le temple Chôfuku-ji.




Tombe de Jion à Namiai.













Stèles commémoratives de Isshin-ryû à Namiai.



























"Pierre à Zazen" (mont Nenryû) sur laquelle médita Jion Nen Oshô.
























Kaminoda sensei devant le petit oratoire dédié à Marishiten au sommet du mont Nenryûzan où Jion aurait pratiqué maintes ascèses.






lundi 24 août 2009

Oshinkan aux journées "L'instant Japon"



Du 15 au 17 mai 2009 se sont déroulées à l'Hotel Dieu à Toulouse trois journées événementielles consacrées à la Culture et aux Arts Japonais. Le dôjô Oshinkan y a participé en tenant un stand et en organisant deux démonstrations de 20 minutes, la première centrée sur la tradition martiale Tenshin Bukō-ryū Heihō (tradition de hallebarde), la deuxième sur la tradition martiale Tatsumi-ryû (tradition complète d'armes).